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Foire aux questions

Des questions ? Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes de nos visiteurs, journalistes et soutiens.

Qui est Pause IA ?

Qu'est-ce que Pause IA ?

Pause IA est une association française de bénévoles qui alerte les citoyens et les pouvoirs publics sur les dangers d'une intelligence artificielle développée trop vite, sans garde-fous. Nous demandons une pause mondiale et coordonnée sur l'entraînement des IA les plus puissantes, le temps que nous sachions les rendre sûres et démocratiquement contrôlées. Nous sommes la représentation française du mouvement international PauseAI, présent dans une quinzaine de pays.

Qui sont les membres de Pause IA ?

Pause IA rassemble une équipe dirigeante d'une dizaine de personnes, emmenée par Maxime Fournes (président et co-fondateur) et Clémence Peyrot (directrice exécutive), ainsi que plus d'une centaine de bénévoles. Nos profils sont variés : ingénieurs, enseignants, chercheurs, juristes, psychologues, étudiants, retraités. Ce qui nous réunit, c'est une inquiétude partagée face à la trajectoire actuelle de l'IA, et la conviction que les citoyens ont leur mot à dire.

Pour en savoir plus : Qui sommes-nous.

Qui finance votre association ?

Pause IA fonctionne grâce aux dons de particuliers et à quelques subventions de fondations indépendantes engagées pour la sécurité de l'IA. Nous ne recevons aucun financement de la part des entreprises d'intelligence artificielle, de leurs investisseurs, ou des États qui font la course à l'IA. L'essentiel de notre travail repose sur le bénévolat.

Êtes-vous liés à un parti politique ou à une entreprise ?

Non. Pause IA est indépendante de tout parti politique, de toute entreprise et de tout État. Les risques d'une IA mal maîtrisée concernent tout le monde, à droite comme à gauche, en France comme ailleurs. Nous travaillons avec quiconque accepte de prendre ces risques au sérieux : élus de différents bords, scientifiques, syndicats, associations. Nous ne nous alignons sur aucun agenda partisan ou commercial, et nos prises de position sont publiques.

Pause IA existe-t-elle dans d'autres pays ?

Oui. Pause IA est la branche française d'un mouvement international, PauseAI, né aux Pays-Bas en mai 2023. En moins de trois ans, des groupes locaux se sont constitués dans une quinzaine de pays sur quatre continents : États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie, Suède, Australie, Nigeria, Kenya, et d'autres. Tous portent la même demande : une pause mondiale sur l'entraînement des IA les plus puissantes, tant que nous ne savons pas les rendre sûres.

Pourquoi vous inquiétez-vous de l'IA ?

Êtes-vous contre l'innovation ?

Non, au contraire. Nous pensons qu'une vraie innovation est une innovation maîtrisée, qui rend service à l'humanité au lieu de la mettre en péril. Personne n'accepterait qu'un médicament soit vendu sans tests, ou qu'un avion vole sans certification : c'est pourtant ce que font aujourd'hui les laboratoires d'IA. Demander des garde-fous, ce n'est pas freiner l'innovation, c'est l'orienter vers ce qui nous fait progresser plutôt que vers ce qui nous met en danger.

En quoi l'IA peut-elle être dangereuse ?

Les IA actuelles servent déjà à diffuser de la désinformation à grande échelle, à influencer des élections, à mener des cyberattaques et à fragiliser des emplois entiers. L'avenir est encore plus inquiétant : les laboratoires des géants de la tech développent des systèmes toujours plus puissants qu'eux-mêmes admettent ne pas savoir contrôler. Le risque va jusqu'à des attaques biologiques facilitées par l'IA, voire une perte de contrôle qui pourrait menacer l'humanité dans son ensemble.

Pour en savoir plus : Les dangers de l'IA.

L'IA n'apporte-t-elle pas surtout des bénéfices ?

L'IA peut rendre de grands services en médecine, pour le climat ou dans la recherche, nous ne le nions pas. Ces bénéfices peuvent venir d'IA spécialisées : des outils conçus pour une tâche précise, limités à leur domaine et, pour cette raison, plus faciles à maîtriser. Ce n'est pourtant pas la direction prise aujourd'hui par les entreprises milliardaires qui dominent cette industrie. Leur objectif est de développer des IA généralistes, capables de remplacer les humains dans un nombre croissant de tâches, afin d'en capter les bénéfices économiques et de prendre un avantage géopolitique.

Ces risques, c'est pour quand ?

Beaucoup de dégâts sont déjà là : désinformation massive, cyberattaques, atteintes à la vie privée, fragilisation psychologique et cognitive, premières destructions d'emplois. Les dangers les plus graves, comme des pandémies provoquées ou la perte de contrôle de systèmes autonomes, pourraient devenir réels d'ici quelques années. Les dirigeants des grandes entreprises d'IA eux-mêmes annoncent une intelligence artificielle de niveau humain d'ici quelques années.

Est-ce que des scientifiques sérieux partagent vos inquiétudes ?

Oui, et depuis longtemps. En 2023, plus de 600 chercheurs et dirigeants de l'IA, dont les responsables des trois principaux laboratoires (OpenAI, Google DeepMind et Anthropic), ont signé une déclaration affirmant que le risque d'extinction lié à l'IA doit être une priorité mondiale, au même titre que les pandémies ou la guerre nucléaire. Depuis, les mises en garde n'ont fait que se multiplier. En septembre 2025, l'appel mondial à établir des « lignes rouges » pour l'IA, lancé à l'ONU, a réuni plus de 300 personnalités de premier plan, dont d'anciens chefs d'État, des prix Nobel et des pionniers de l'IA récompensés par le prix Turing. Et en 2026, le Rapport international sur la sécurité de l'IA, présidé par Yoshua Bengio (prix Turing) et bâti sur le modèle du GIEC, a confirmé ces dangers. Ce ne sont pas des craintes marginales : c'est un consensus scientifique qui s'élargit d'année en année.

Que demandez-vous concrètement ?

Qu'est-ce qu'un moratoire sur l'IA ?

Un moratoire est une suspension temporaire d'une activité, généralement décidée par une autorité (gouvernement, organisation internationale). Concrètement, nous demandons que les laboratoires arrêtent d'entraîner leurs modèles d'IA généralistes de pointe, les plus dangereux, pas qu'ils ferment. Cette pause durerait le temps nécessaire pour mettre en place les règles, les contrôles et les outils techniques qui permettraient de reprendre en toute sécurité. Des moratoires similaires existent déjà, sur des enjeux éthiques (clonage), technologiques (armes autonomes, OGM) ou environnementaux (mines profondes) : ils sont souvent temporaires, le temps de bâtir des cadres légaux ou de mener des évaluations scientifiques plus poussées.

Pour en savoir plus : Que demandons-nous ?.

Voulez-vous interdire ChatGPT et les IA que j'utilise déjà ?

Non. Notre demande porte sur l'entraînement des prochaines générations d'IA, beaucoup plus puissantes que celles que vous utilisez aujourd'hui. ChatGPT, les traducteurs automatiques, les assistants d'écriture ou les IA d'imagerie médicale ne sont pas notre cible. Ce qui nous inquiète, ce sont les systèmes en cours de développement, conçus pour égaler ou dépasser l'intelligence humaine sur l'ensemble des sujets, et que personne aujourd'hui ne sait contrôler.

Un moratoire mondial est-il vraiment réaliste ?

L'humanité a déjà réussi à se coordonner pour instaurer des moratoires mondiaux, notamment sur les armes biologiques, le clonage humain ou les essais nucléaires. Et en pratique, Pause IA ne part pas de rien : l'ONU, le G7 et l'UNESCO ont déjà posé des principes et des codes de conduite concernant l'IA, tandis que des experts ont élaboré des propositions concrètes pour encadrer ces systèmes. Par ailleurs, l'idée d'un moratoire est loin d'être marginale : en France (enquête CeSIA / OpinionWay) comme aux États-Unis (enquête du Future of Life Institute), une large majorité de la population souhaite ralentir ou mieux encadrer le développement de l'IA, tandis qu'une infime minorité soutient le rythme actuel.

Comment s'impliquer ?

Comment puis-je aider ?

Il y a beaucoup de façons d'aider, à la mesure du temps dont vous disposez. Vous pouvez adhérer à l'association, devenir bénévole, intégrer un groupe local près de chez vous, signer nos pétitions, écrire à vos élus, faire un don, ou simplement parler du sujet autour de vous. Tout compte.

Pour découvrir toutes les actions possibles : Passez à l'action.

Faut-il être expert en IA pour vous rejoindre ?

Absolument pas. Nos bénévoles sont enseignants, artistes, étudiants, parents, ingénieurs, retraités… Ce qui compte, c'est de prendre le sujet au sérieux et de vouloir contribuer à votre mesure. Nous avons besoin de profils très variés : communication, rédaction, événementiel, juridique, traduction, accueil, design graphique, vidéo, organisation. Vous pouvez aider.

Est-ce qu'il faut payer pour devenir membre ?

Devenir membre implique une cotisation modeste, qui contribue à financer nos actions et notre indépendance. Si elle représente un obstacle pour vous, parlez-nous-en : nous trouverons une solution. Vous pouvez aussi participer activement comme bénévole, rejoindre un groupe local ou suivre nos campagnes sans être membre.