Nous sommes au bord de la perte de contrôle : réagissons
L’IA dépasse les humains en sécurité informatique et échappe au contrôle de ceux qui la construisent. Relayez l’appel à un moratoire mondial sur les IA de pointe.
Ce n'est que le début. L'IA a commencé à envahir nos vies, et déjà nous ne contrôlons rien. Les risques sont immenses, pour nos démocraties, nos emplois, notre santé mentale, le fonctionnement de notre informatique vitale (internet, système bancaire, services publics)… Des catastrophes majeures dues à l'IA ne peuvent plus être exclues.
Facteur aggravant, les capacités des modèles d'IA généralistes de pointe augmentent chaque jour. C'est à cela que les quelques entreprises qui les développent consacrent leurs énormes moyens financiers. Leurs succès dans ce domaine sont très inquiétants.
Et la sécurité ? Pas de régulation à la hauteur. Pas même de certitude que ces systèmes soient réellement contrôlables, ni par la technologie, ni par la loi. Les champions eux-mêmes, OpenAI et Anthropic, multiplient les déclarations sur le danger et la complexité des enjeux de sécurité.
Pause IA réclame la création d'une autorité publique internationale pour contrôler les IA de pointe. Aucune autre industrie n'a le droit de mener une expérience de cette taille sur tout le monde à la fois. Celle-ci le fait.
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Contrairement à une pétition, un email personnel est lu, et quelques-uns suffisent souvent à inscrire un sujet à l’ordre du jour d’une commission.

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L’IA dépasse les humains en sécurité informatique et échappe au contrôle de ceux qui la construisent. Relayez l’appel à un moratoire mondial sur les IA de pointe.
Témoignages, enquête, revue de presse : comprendre comment l'IA bouleverse le travail et notre capacité à la contrôler.
Manifestations, tractages, sensibilisation : Pause IA agit près de chez vous. Rejoignez le mouvement dans votre ville.
ParisLyonToulouseBordeauxColmar +6Cette newsletter revient sur le lancement de la campagne de Pause IA pour demander l’arrêt de la course à la superintelligence, avec une semaine d’actions organisée partout en France. Elle présente également les principales mesures demandées par l’association, ainsi que le lancement de la Fresque des risques de l’IA, un nouvel outil pédagogique destiné à mieux faire comprendre les risques liés au développement de l’IA.
Cette newsletter revient sur les risques liés aux modèles d’IA à poids ouverts, les limites de leurs garde-fous et les dangers liés à leur diffusion incontrôlée, ainsi que sur la position de Pause IA en faveur d’une interdiction des modèles les plus puissants à poids ouverts. Elle présente également les arguments avancés en faveur de leur diffusion, notamment au nom de la souveraineté et de la lutte contre la concentration du pouvoir dans l’industrie de l’IA.
Cette newsletter présente les actions de Pause IA auprès des responsables politiques pendant les universités d’été de plusieurs partis, avec pour objectif de faire de la sécurité de l’IA une priorité politique. Elle revient également sur le constat selon lequel les mesures pour réduire les risques liés à l’IA sont déjà largement identifiées, mais restent encore trop peu mises en œuvre faute de volonté politique.
Cette newsletter revient sur les recommandations des auteurs d'AI 2040 en faveur d'un ralentissement du développement de l'IA, la déclaration de 1 300 employés des principaux laboratoires appelant à créer les conditions d'un ralentissement volontaire, ainsi que la tribune de Pause IA publiée dans Mediapart sur les limites des approches actuelles de la gouvernance de l'IA.
Des questions ? Voici les réponses aux interrogations les plus fréquentes de nos visiteurs, journalistes et soutiens.
Pause IA est une association française de bénévoles qui alerte les citoyens et les pouvoirs publics sur les dangers d'une intelligence artificielle développée trop vite, sans garde-fous. Nous demandons une pause mondiale et coordonnée sur l'entraînement des IA les plus puissantes, le temps que nous sachions les rendre sûres et démocratiquement contrôlées. Nous sommes la représentation française du mouvement international PauseAI, présent dans une quinzaine de pays.
Pause IA rassemble une équipe dirigeante d'une dizaine de personnes, emmenée par Maxime Fournes (président et co-fondateur) et Clémence Peyrot (directrice exécutive), ainsi que plus d'une centaine de bénévoles. Nos profils sont variés : ingénieurs, enseignants, chercheurs, juristes, psychologues, étudiants, retraités. Ce qui nous réunit, c'est une inquiétude partagée face à la trajectoire actuelle de l'IA, et la conviction que les citoyens ont leur mot à dire.
Pour en savoir plus : Qui sommes-nous.
Nos ressources proviennent, à ce jour, presque exclusivement de particuliers. Nous ne recevons aucun financement d'entreprises d'intelligence artificielle ni des États engagés dans la course à l'IA. Certains de nos donateurs individuels sont engagés de longue date dans la sécurité de l'IA ; aucun, quel qu'il soit, n'a de droit de regard sur nos positions, nos campagnes ou nos prises de parole. Le détail de nos ressources et de leur usage est publié sur notre page Notre financement.
Non. Pause IA est indépendante de tout parti politique, de toute entreprise et de tout État. Les risques d'une IA mal maîtrisée concernent tout le monde, à droite comme à gauche, en France comme ailleurs. Nous travaillons avec quiconque accepte de prendre ces risques au sérieux : élus de différents bords, scientifiques, syndicats, associations. Nous ne nous alignons sur aucun agenda partisan ou commercial, et nos prises de position sont publiques.
Oui. Pause IA est la branche française d'un mouvement international, PauseAI, né aux Pays-Bas en mai 2023. En moins de trois ans, des groupes locaux se sont constitués dans une quinzaine de pays sur quatre continents : États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie, Suède, Australie, Nigeria, Kenya, et d'autres. Tous portent la même demande : une pause mondiale sur l'entraînement des IA les plus puissantes, tant que nous ne savons pas les rendre sûres.
Non, au contraire. Nous pensons qu'une vraie innovation est une innovation maîtrisée, qui rend service à l'humanité au lieu de la mettre en péril. Personne n'accepterait qu'un médicament soit vendu sans tests, ou qu'un avion vole sans certification : c'est pourtant ce que font aujourd'hui les laboratoires d'IA. Demander des garde-fous, ce n'est pas freiner l'innovation, c'est l'orienter vers ce qui nous fait progresser plutôt que vers ce qui nous met en danger.
Les IA actuelles servent déjà à diffuser de la désinformation à grande échelle, à influencer des élections, à mener des cyberattaques et à fragiliser des emplois entiers. L'avenir est encore plus inquiétant : les laboratoires des géants de la tech développent des systèmes toujours plus puissants qu'eux-mêmes admettent ne pas savoir contrôler. Le risque va jusqu'à des attaques biologiques facilitées par l'IA, voire une perte de contrôle qui pourrait menacer l'humanité dans son ensemble.
Pour en savoir plus : Les dangers de l'IA.
L'IA peut rendre de grands services en médecine, pour le climat ou dans la recherche, nous ne le nions pas. Ces bénéfices peuvent venir d'IA spécialisées : des outils conçus pour une tâche précise, limités à leur domaine et, pour cette raison, plus faciles à maîtriser. Ce n'est pourtant pas la direction prise aujourd'hui par les entreprises milliardaires qui dominent cette industrie. Leur objectif est de développer des IA généralistes, capables de remplacer les humains dans un nombre croissant de tâches, afin d'en capter les bénéfices économiques et de prendre un avantage géopolitique.
Beaucoup de dégâts sont déjà là : désinformation massive, cyberattaques, atteintes à la vie privée, fragilisation psychologique et cognitive, premières destructions d'emplois. Les dangers les plus graves, comme des pandémies provoquées ou la perte de contrôle de systèmes autonomes, pourraient devenir réels d'ici quelques années. Les dirigeants des grandes entreprises d'IA eux-mêmes annoncent une intelligence artificielle de niveau humain d'ici quelques années.
Oui, et depuis longtemps. En 2023, plus de 600 chercheurs et dirigeants de l'IA, dont les responsables des trois principaux laboratoires (OpenAI, Google DeepMind et Anthropic), ont signé une déclaration affirmant que le risque d'extinction lié à l'IA doit être une priorité mondiale, au même titre que les pandémies ou la guerre nucléaire. Depuis, les mises en garde n'ont fait que se multiplier. En septembre 2025, l'appel mondial à établir des « lignes rouges » pour l'IA, lancé à l'ONU, a réuni plus de 300 personnalités de premier plan, dont d'anciens chefs d'État, des prix Nobel et des pionniers de l'IA récompensés par le prix Turing. Et en 2026, le Rapport international sur la sécurité de l'IA, présidé par Yoshua Bengio (prix Turing) et bâti sur le modèle du GIEC, a confirmé ces dangers. Ce ne sont pas des craintes marginales : c'est un consensus scientifique qui s'élargit d'année en année.
Un moratoire est une suspension temporaire d'une activité, généralement décidée par une autorité (gouvernement, organisation internationale). Concrètement, nous demandons que les laboratoires arrêtent d'entraîner leurs modèles d'IA généralistes de pointe, les plus dangereux, pas qu'ils ferment. Cette pause durerait le temps nécessaire pour mettre en place les règles, les contrôles et les outils techniques qui permettraient de reprendre en toute sécurité. Des moratoires similaires existent déjà, sur des enjeux éthiques (clonage), technologiques (armes autonomes, OGM) ou environnementaux (mines profondes) : ils sont souvent temporaires, le temps de bâtir des cadres légaux ou de mener des évaluations scientifiques plus poussées.
Pour en savoir plus : Que demandons-nous ?.
Non. Notre demande porte sur l'entraînement des prochaines générations d'IA, beaucoup plus puissantes que celles que vous utilisez aujourd'hui. ChatGPT, les traducteurs automatiques, les assistants d'écriture ou les IA d'imagerie médicale ne sont pas notre cible. Ce qui nous inquiète, ce sont les systèmes en cours de développement, conçus pour égaler ou dépasser l'intelligence humaine sur l'ensemble des sujets, et que personne aujourd'hui ne sait contrôler.
L'humanité a déjà réussi à se coordonner pour instaurer des moratoires mondiaux, notamment sur les armes biologiques, le clonage humain ou les essais nucléaires. Et en pratique, Pause IA ne part pas de rien : l'ONU, le G7 et l'UNESCO ont déjà posé des principes et des codes de conduite concernant l'IA, tandis que des experts ont élaboré des propositions concrètes pour encadrer ces systèmes. Par ailleurs, l'idée d'un moratoire est loin d'être marginale : en France (enquête CeSIA / OpinionWay) comme aux États-Unis (enquête du Future of Life Institute), une large majorité de la population souhaite ralentir ou mieux encadrer le développement de l'IA, tandis qu'une infime minorité soutient le rythme actuel.
Il y a beaucoup de façons d'aider, à la mesure du temps dont vous disposez. Vous pouvez adhérer à l'association, devenir bénévole, intégrer un groupe local près de chez vous, signer nos pétitions, écrire à vos élus, faire un don, ou simplement parler du sujet autour de vous. Tout compte.
Pour découvrir toutes les actions possibles : Passez à l'action.
Absolument pas. Nos bénévoles sont enseignants, artistes, étudiants, parents, ingénieurs, retraités… Ce qui compte, c'est de prendre le sujet au sérieux et de vouloir contribuer à votre mesure. Nous avons besoin de profils très variés : communication, rédaction, événementiel, juridique, traduction, accueil, design graphique, vidéo, organisation. Vous pouvez aider.
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