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Le rôle du G7 ne devrait pas être d’accélérer mais de sécuriser l’IA

En 2026, la France accueille le G7. Alors que les systèmes d’IA deviennent plus puissants et plus difficiles à contrôler, Pause IA demande que la sécurité soit mise au cœur de l’agenda.

En 2023, sous présidence japonaise, le G7 avait lancé le Processus d’Hiroshima sur l’IA, avec pour objectif de promouvoir un code de conduite international pour les organisations développant des systèmes d’IA avancés. Le Japon avait alors utilisé sa présidence pour mettre concrètement la sécurité de l’IA à l’agenda international et souligner la nécessité de standards communs.

Mais depuis, le ton a changé. En 2025, au Canada, la déclaration des dirigeants du G7 sur l’IA s’intitulait « L’IA pour la prospérité ». Le cœur du message n’était plus la prudence face à des systèmes de plus en plus puissants, mais l’accélération de leur adoption dans l’économie et les services publics.

Accélérer ou sécuriser : je choisis la sécurité

Pour le sommet de 2026, la présidence française a identifié 4 enjeux : garantir une IA sûre au service du bien commun, accélérer la diffusion et l’innovation de l’IA dans l’économie, concilier résilience et durabilité dans le secteur numérique, et protéger les mineurs en ligne.

La sécurité est inscrite dans une logique d’accélération : développer, diffuser, intégrer l’IA partout, puis tenter d’en limiter les risques par des engagements volontaires.

Pause IA dénonce cette approche : on ne peut pas, en même temps, accélérer le déploiement de systèmes d’IA toujours plus puissants et prétendre garantir leur sécurité avec de simples codes de conduite non contraignants. La sécurité doit devenir une condition préalable au développement et au déploiement des systèmes d’IA avancés.

Nous sommes très nombreux à le penser. Publiée en mai 2026, une enquête d’opinion conduite par OpinionWay pour le Centre pour la Sécurité de l’IA révèle que seuls 8 % des Français souhaitent accélérer le développement de l’IA. À l’inverse, une très large majorité d’entre eux, tous bords politiques confondus, se déclarent favorables à ce que cette technologie soit davantage encadrée et à ce que son développement soit prioritairement orienté vers la « sécurité, les droits et l’éthique ».

J’agis pour la sécurité de l’IA

Interpellons le Président et la ministre chargée du numérique pour leur demander de remettre la sécurité au centre des discussions pour le G7.